Recrutement dans l’industrie automobile, les changements à anticiper avec l’électronisassions

Recrutement dans l'industrie automobile

L’arrivée des voitures électriques, l’impact sur le Recrutement dans l’industrie automobile 

La France fait partie des nations pionnières du secteur automobile, notamment grâce aux enseignes emblématiques telles que Citroën, Peugeot ou encore Renault. Avec près de 80% des ménages qui possèdent au moins une voiture en 2020, l’industrie de l’automobile est le moyen de transport le plus répandu. Les entreprises françaises spécialisées dans la construction de véhicules emploient à plus de 440 000 personnes en France, soit 900 000 personnes si l’on inclut l’ensemble des métiers de l’industrie. En 2014, sur les sites de production et d’assemblage des groupes tels que Peugeot, Citroën et Renault, plus de 1,8 million de véhicules légers étaient produits. Ce chiffre représente 6,7 % de la production internationale de véhicules légers. Les marques françaises figurent parmi les plus appréciées sur le plan international. 

Les enjeux de cette transition sur le secteur de l’automobile  

L’arrêt de la vente des voitures thermiques d’ici 2035, tel que décidé par l’Union européenne représente un défi de taille pour les grands constructeurs inquiets de l’impact sur l’emploi Cette transition vers la mobilité électrique va amener l’industrie à repenser ses modèles de production, de compétences, et de communication. Marc Mortureux, directeur général de la PFA, estime que la réglementation européenne « risque d’accentuer le déclin de la filière automobile », mais il assure que cela peut également constituer « un atout pour un rebond ».  

Pour ne pas rater cette transition, il est essentiel de faire attention à son rythme. Si la transition se fait trop rapidement, les activités industrielles Française ne pourront pas suivre. Ce qui risque d’accentuer la délocalisation et d’impacter l’industrie française. Ce changement va demander d’énormes investissements de la part des groupes automobiles. Le passage à la production de véhicules électriques et hybrides nécessite des changements importants dans les chaînes d’approvisionnement, les processus de fabrication et l’infrastructure des usines. Les coûts liés à la transition vers la mobilité électrique sont estimés à près de 450 milliards d’euros pour les constructeurs automobiles européens d’ici 2030. Cet investissement nécessite du temps pour le financement comme pour la mise en place.  

En plus d’impacter les constructeurs, cette transition va aussi impacter les consommateurs. La production européenne va voir une baisse de 10% de sa production. Ce ralentissement va entraîner une hausse des prix par véhicules allant de 520€ à 4 526€. Le prix total d’une voiture va être impacté entre 1 040 et 9 052€, une hausse importante que de nombreux consommateurs ne pourront pas supporter.  

L’impact de cette transition sur le Recrutement dans l’industrie automobile

Une transition rapide vers les véhicules électrique risque d’accentuer l’externalisation de production hors de France. Les sous-traitants spécialisés dans le décolletage-usinage, le traitement des métaux, la fonderie fonte, la forge, le caoutchouc, ou encore l’emboutissage seront les plus touchés par l’électrification, avec une baisse d’activité estimée entre 20 et 70 % en fonction des hypothèses retenues. Un moteur électrique est bien plus simple à concevoir et à produire qu’un moteur thermique. Il se compose de peu de pièces et nécessite donc moins de mains d’œuvre. En conséquence, une baisse de 15 à 30 % des effectifs de production en France semble inévitable, soit 46 000 à 87 000 emplois potentiellement supprimés. La fin du moteur thermique se traduira forcément par une réduction des emplois de production en France.  

Reconversion des compétences et émergence de nouvelles opportunités professionnelles. 

En revanche, cette transition permettra la création potentielle de 11 000 nouveaux emplois liés à l’électrique. Même si cela ne permettra pas de compenser les licenciements, les entreprises doivent se tenir prête et commencer à former ou trouver les futurs profils qui pourront prendre ces nouveaux postes. La filière automobile a de grandes chances de se diversifier grâce à l’électro-chimie des cellules de batteries, les bornes de recharge, ainsi que la pile à combustible. Les entreprises doivent être préparées à saisir ces opportunités pour maintenir une partie de l’industrie automobile en France. Le Recrutement dans l’industrie automobile va jouer un rôle essentiel pour la stabilisation du Made in France. 

Le rôle du Recrutement dans l’industrie automobile ? 

Dans un premier temps, les recruteurs vont devoir identifier les compétences clés requises pour l’essor de la mobilité électrique, évaluer les besoins en formations et en développement. Il est également nécessaire de mettre en place des programmes de reconversion adaptés. Ces actions permettront aux employés de développer rapidement les compétences nécessaires pour s’adapter aux nouveaux défis du marché. 

Les nouveaux métiers qui vont émerger avec l’électrification : 

  • Électricien qualifié pour l’installation de bornes de recharge : de fortes puissances, des contraintes de dimensionnement électrique, des enjeux de sobriété dans l’utilisation de consommables (comme le cuivre pour les câbles). Ce métier est très demandé dans le déploiement de l’infrastructure de recharge qui est amené à fortement se développer dans les 10 ans qui viennent. 
  • Rétrofiter : Ce métier vise à modifier un véhicule thermique en véhicule électrique pour changer de motorisation sans remplacer le véhicule.
  •  Formateur en véhicule électrique : Ce métier vise à expliquer les caractéristiques et l’utilisation d’un véhicule électrique lors de sa livraison au client.
  • Bobinier en matériel électrique : Les bobines sont des composants centraux de nombreux matériels électroniques. Ce poste consiste à les concevoir et les optimiser avec de nouveaux matériaux.
  • Conducteur de travaux : les infrastructures de la transition énergétique sont complexes et mêlent plusieurs métiers. Un pilote chevronné est essentiel. Ce métier nécessite de bonnes capacités d’écoute, d’organisation et de diplomatie.
  • Monteur-câbleur : Ce métier manuel est incontournable pour la fabrication de véhicules électriques.
  • Ingénieur sûreté / cybersécurité : Ce métier combine les enjeux de sécurité électrique et logicielle. Un métier indispensable pour des infrastructures sûres.
  • Technicien / Ingénieur Bureau d’études : Ce métier est nécessaire pour concevoir une infrastructure de recharge, une étude est obligatoire par un bureau d’étude certifié.

 

La transition vers les véhicules électriques représente un défi majeur pour l’industrie automobile française, tant sur le plan de la production que de l’emploi. L’arrêt des ventes de voitures thermiques d’ici 2035 impose aux constructeurs de repenser leurs modèles économiques et de production, avec des investissements massifs estimés à 450 milliards d’euros d’ici 2030. Cette transformation risque de provoquer des délocalisations et une diminution des emplois dans les secteurs traditionnels. Toutefois, de nouvelles opportunités se profilent dans les domaines de l’électro-chimie, des bornes de recharge, et des piles à combustible, créant environ 11 000 nouveaux emplois. Le recrutement et la reconversion des compétences seront donc essentiels pour préparer les employés actuels à ces nouveaux défis et pour maintenir une partie de l’industrie automobile en France.